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From 12 to 29 march 2026
The Institut de la Communication (ICOM) is one of the thirteen components of the Université Lumière Lyon 2. ICOM’s mission is to organize and manage training and research activities relating to the various forms of communication, information, computing and digital creation. Our diplomas cover all university levels, from the first year of a Bachelor’s degree to doctoral studies.
Website : https://icom.univ-lyon2.fr
Presentation of the class :
Manager : Albert Merino
AMV – “Monde” | Axel DOUSSOUX | 2024
Ce Found Footage propose un montage in trospectif et sensible autour du personnage de Denji, articulé sur le morceau Monde de Luidji. Durant environ 1 min 30, la vidéo ex plore la tension entre la découverte du mon de, l’isolement intérieur et la quête d’un amour qui dépasse la simple affection : un amour compris comme un besoin fondamental d’existence. Le montage débute sur un rythme doux, plaçant Denji dans son quotidien pré-Public Safety : pauvreté, survie et solitude brute. Les premières notes de la musique accompagnent des plans silencieux qui montrent son rapport maladroit à la vie, à son corps et à ses rêves très simples — toucher, manger, être vu. À mesure que la musique s’étoffe, l’AMV tisse un parallèle entre la montée instrumenta le et la découverte du monde par Denji au contact des autres : Power, Aki, puis surtout Makima. Les plans choisis s’attardent moins sur l’action que sur les moments d’arrêt : un regard, un geste, une main saisie, un silence partagé — tout ce qui construit sa perception nouvelle de ce que pourrait être une “vie normale”. La seconde partie de la vidéo introduit Reze, figure lumineuse et fragile, dont la présence incarne une possibilité d’amour plus authentique, presque innocente. La musique permet une transition vers un ton plus chaud, presque rêvé : la découverte que l’amour peut être douceur, que le monde peut être tendre. Les séquences du film renforcent cette parenthèse sentimentale et la complexité émotionnel le qu’elle provoque chez Denji. Lorsque le morceau se resserre et retombe, l’AMV montre la rupture, la dissonance entre ce que Denji espère et ce que le monde lui offre réellement : un retour à la solitude, aux blessures, à l’ambiguïté de ceux qui l’entourent. Le montage conclut sur une invitation ouverte : malgré tout, Denji continue de chercher un sens, un lien, un monde dans lequel exister autrement. Ce projet met en avant une lecture émotionnelle de Chainsaw Man, centrée non sur la violence ou le spectaculaire, mais sur la fragilité intime d’un adolescent construit par le manque et animé par le désir fondamental d’être aimé, vu et reconnu.
The greatest showman | Anthony Bourgeois, Alan Delvaux | 2024
La vidéo commence par des séquences d’instruments joués, capturant la gestuelle et l’énergie de la musique à travers des images quotidiennes et expressives. Peu à peu, un personnage apparaît et interagit par la parole, établissant un lien narratif subtil avec le spectateur. Cette introduction pose les bases d’une expérience audiovisuelle où le rythme et l’émotion évoluent progressivement, préparant le terrain pour l’intensification musicale et visuelle qui suivra. Au fur et à mesure que la musique s’intensifie, la vidéo enchaîne une série de clips extraits de différents films, mettant en scène des danses de groupes nombreux, créant un sentiment de mouvement collectif et de célébration. Vers la fin, l’attention se recentre sur des duos dansants, apportant une dimension plus intime et poétique à l’ensemble.
Fate | Remi GALANT | 2025
Ce projet de vidéo expérimentale s’inscrit dans une démarche de found footage, reposant sur la superposition de différentes scènes d’anime à la manière d’un AMV (Anime Music Video). L’œuvre associe des images recomposées à une musique entraînante, dont le rythme et la structure déterminent l’ensemble du montage. Les effets visuels et sonores participent à la dynamisation du rendu et à la transformation des images d’origine en un nouvel ensemble narratif et sensoriel.
La vidéo débute par des scènes calmes et progressives, avant de gagner en intensité au fil de la musique. Le montage s’accélère alors pour se concentrer sur des séquences d’action et de combat, enrichies par divers effets de montage. Les extraits proviennent majoritairement de la saga Fate — anime, jeux vidéo et cinématiques — et, par leur réagencement, interrogent les notions d’appropriation et de réinterprétation des images existantes, la musique constituant le moteur central de l’expérience visuelle.
Ode à la joie | Zehua Zeng | 2024
Ce projet consiste en un montage musical expérimental construit à partir de gestes quotidiens d’« appui sur des boutons ». Les vidéos montrent différents types de clics : interrupteurs, boutons d’ascenseur, claviers, etc. Cette action devient la matière visuelle et sonore d’une interprétation de l’Ode à la joie de Beethoven. Sur le plan visuel, je souhaite utiliser un écran partagé en cinq zones, chacune correspondant à un degré de la mélodie. Dans chaque zone, une vidéo présente un type d’action (par exemple : presser un bouton d’ascenseur, cliquer sur une souris, etc.). À chaque fois qu’une note de l’*Ode à la joie* est jouée, la zone correspondante s’active. Ce dispositif me permettra de travailler le montage externe, notamment la répétition et la juxtaposition. En cas de difficulté technique pour la partie musicale, une alternative serait de construire le film comme un montage autour d’une chute continue du ciel vers la terre, principalement en vue subjective. Le film commencerait par un saut dans le vide, éventuellement inspiré des scènes de *The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom*, puis enchaînerait sur des *found footage* de chutes et de plongées. La trajectoire se terminerait au niveau du sol, par exemple par une chute dans l’eau. Cette version repose entièrement sur la continuité d’un mouvement.
Les films principaux utilisés sont The Greatest Showman, La La Land, Mamma Mia, Un Monstre à Paris, enrichis de courts extraits variés provenant de nombreux autres films, contribuant à un montage riche et dynamique qui explore la relation entre musique, mouvement et émotion visuelle.
Space humans | Youmna Ahamed Ali | 2024
La vidéo propose une exploration sensible du rapport que l’humanité entretient avec l’espace et le cosmos. À travers un montage expérimental, elle intercale des fragments issus de documentaires et de films historiques consacrés à la conquête spatiale, aux grandes découvertes scientifiques et aux premières images de l’univers. Ces images, mises en dialogue, permettent de retracer une histoire non linéaire de la fascination humaine pour l’espace, entre savoir scientifique, imaginaire collectif et désir d’exploration. Le film interroge également la manière dont le cosmos a été représenté au fil du temps et à travers différents médias. Des premières visions astronomiques aux images spectaculaires produites par le cinéma et les technologies contemporaines, la vidéo met en évidence la façon dont ces représentations façonnent notre perception de l’infini, de l’inconnu et de notre propre place dans l’univers. Le montage joue sur les contrastes entre rigueur scientifique et mise en scène poétique, entre réalité documentée et projection symbolique. Conçu comme une œuvre volontairement courte et non exhaustive, ce projet ne cher che pas à dresser un panorama complet de l’histoire spatiale, mais plutôt à susciter l’émerveillement et la rêverie. En convoquant des images familières et emblématiques, la vidéo invite le spectateur à une expérience contemplative, où le cosmos devient à la fois un objet de connaissance et un espace de projection imaginaire.
Les quatres saisons | Yelen BERNARD | 2024
Le projet de montage vidéo s’articule autour de la musique des *Quatre Saisons* d’Antonio Vivaldi, dont le caractère fortement figuratif constitue l’axe principal du travail. Les quatre mouvements servent de structure sonore et orientent le choix des images, sélectionnées en adéquation avec les ambiances musicales propres à chaque saison. Le montage propose une représentation des saisons à travers des rushs thématiques, mais aussi par un travail sur les couleurs, les émotions et le rythme. Le printemps est associé à des tonalités vertes et roses, évoquant le renouveau et une énergie plus légère et dansante. L’été se caractérise par un rythme plus soutenu, avec des plans courts et dynamiques, tandis que l’hiver privilégie des teintes bleues et blanches et des plans plus longs, créant une atmosphère calme et contemplative. Le projet intègre également la notion de pas sage du temps, à la fois par la répétition cyclique des saisons et par leur mise en relation avec les différentes étapes de la vie humai ne, du printemps de l’enfance à l’hiver de la mort. Cette dimension symbolique s’appuie sur l’utilisation d’extraits montrant une même scène à travers plusieurs saisons, ainsi que sur des références issues du cinéma et du jeu vidéo, telles que *Harry Potter*, *Spiritfarer* ou *L’Étrange histoire de Benjamin Button*, afin d’illustrer l’écoulement du temps et la transformation des êtres et des paysages. Les rushs utilisés proviennent majoritairement de films d’animation et de jeux vidéo, des médiums particulièrement riches en scènes d’ambiance saisonnières et détaillées. Des œuvres comme celles des studios Ghibli constituent à ce titre une source d’inspiration importante, tout comme les jeux vidéo, dans lesquels les saisons jouent souvent un rôle central dans la construction des univers et des récits.