Jeudi 12 – Dimanche 29 Mars
Pixel Painting #Luge
Isabelle Dehay
France
Chapelle de l’Ancien Hôpital Général
Horaires d’ouverture :
Mardi au Samedi 13h > 19h /// Dimanche 14h > 18h
Jeudi 12 – Dimanche 29 Mars
Horaires d’ouverture :
Mardi au Samedi 13h > 19h /// Dimanche 14h > 18h
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Produit pour l’édition 2024 de la Quinzaine photographique Nantaise, le film Pixel Painting #Luge s’inscrit dans les paysages enneigés du Cantal.
L’artiste s’empare de la dimension suggestive et fantasmagorique du phénomène de neige. En video, la neige est ce « bruit blanc » de l’écran avant l’image. Davantage que vierge de toute information, le paysage semble ici disparaître pour laisser place a la pureté d’un paysage mental, offrant une narration nouvelle a l’espace de la scène. L’artiste a conçu et écrit un algorithme lui permettant d’observer les mouvements et, en fonction, de sélectionner, trier et tisser les pixels tout au long de la séquence filmée. Tout a bien eu lieu, mais dans un autre ordre que celui qui vous est présenté. Les protagonistes explorent les jeux de neige. De la même façon que notre mémoire fragmente un souvenir, certaines parties de l’image disparaissent. Elles seront bientôt recouvertes par un nouvel échantillon de pixels, sinon d’une fraiche couche de poudreuse.
La série NEVE présente ces images du film transférées sur toile, les pixels se fondent dans la peinture. Fragilité des paysages, fragilité de l’humain. Le spectateur reconstruit les interactions possibles entre les personnes, comble l’indicible, guide par une image épurée qui fait appel a une mémoire sensorielle comme aux souvenirs d’enfance. Artistiquement, le film pointe la fragmentation du vivant, l’infiniment petit du pixel, l’effet de la vitesse sur ce que notre cerveau retient et recompose des informations qui lui parviennent. Au delà de ce qui est visible, dans la blancheur des cristaux, les corps, les gestes et nos représentations se confondent.
Partenariat M3C2
Isabelle Dehay mène une recherche élargie sur l’image en mouvement. Au delà des prises de vue qu’elle réalise, elle programme des algorithmes, analyse et intervient au plus près du signal qui compose l’image filmique et photographique, dans ses composantes digitales. Délibérement artificielles, les “images mentales” des trois séries qu’elle développe, Paysage Dpi, Pixels Paintings et Pixselfies, interrogent le rôle des mémoires humaines et artificielles sur nos propres representations.