Femlink-Art

Jeudi 12 – Dimanche 29 Mars

crossings
FEMLINK-ART

France

Centre Camille Claudel

Horaires d’ouverture :
Mardi au Samedi 13h > 19h /// Dimanche 14h > 18h

Pour des visites de groupes ou de scolaires, merci de contacter l’équipe de VIDEOFORMES par mail (videoformes@videoformes.com) ou par téléphone (+ 33(0)4 73 17 02 17) au moins 48h à l’avance. Merci de votre compréhension.

L’oeuvre :

Notre capacité à voir et à comprendre le monde est indissociable de ce qui nous lie à la complexité et à la signification des objets, parce qu’ils sont reliés à l’existence humaine et qu’ils ont une valeur inépuisable dans notre rencontre avec nous-même et avec les autres. Des artistes du collectif FemLink-Art explorent la notion d’existence humaine à travers leur sélection d’artefacts. L’image est traversée par leurs objets reliés les uns aux autres et défilant sur des sols différents. Les artefacts recouvrent la totalité de l’image comme ils occupent la totalité de la planète.

Crédits :

Amaranta Sanchez (Mexico), Angelika Rinnhofer (Germany), M. Judge (USA), Cagdas Kahriman (Turkey / France), Carolina Saquel (Chile), Evgenija Demnievska (Serbia), Heejeong Jeong (Korea), Irina Gabiani (Luxembourg / Georgia), Jelena Miskovic (Serbia), Katia Efimova (Russia), Liina Siib (Estonia), Lucy Azubuike (Nigeria), Maria Papacharalambous (Cyprus), Marilena Preda Sanc (Romania), Melis Bilgin (Turkey), Minoo Iranpoor (Iran) , Mouna Jemal Siala (Tunisia), Ruth Bianco (Malta), Sima Zureikat (Jordania), Tania prilla (Indonésia), Véronique Sapin (France / Canada), Yue Liang (China)

Commissaires :

Crossings est une installation-vidéo réalisée en 2026 pour marquer les 20 ans de la première diffusion publique d’une des oeuvres-vidéo de FemLink-Art, le collectif international d’artistes vidéo femmes, fondé en 2005. Les artistes proviennent des continents européen, asiatique, africain et américain

POUR EN SAVOIR PLUS...

Propos recueillis par Fanny Bauguil (professeure relai à VIDEOFORMES)

  • Installation réalisée par qui et pour quoi ?

Traversées est une installation-vidéo réalisée en 2026 pour marquer les 20 ans de la première diffusion publique d’une des oeuvres-vidéo de FemLink-Art, le collectif international d’artistes vidéo femmes, fondé en 2005. Les trente artistes participantes proviennent de 28 pays situés sur les continents européen, asiatique, africain et américain.

  • Comment décririez-vous cette installation ?

Un espace occupé totalement par des objets qui nous représentent, et qui circulent partout sans s’arrêter.

  • Que voit-t-on ?

Des objets reliés entre eux traversent l’image en circulant sur tout type de sol. A l’image de la vie en constante évolution, les objets s’approchent, se croisent, et s’éloignent, leurs trajectoires se répondent, créant un dialogue silencieux entre les expériences et les sensibilités.

  • Qu’entend-t-on ?

Le son ambiant des objets qui circulent sur différents types de sols.

  • Qu’y fait-t-on ?

Les objets se déplacent à l’intérieur de colonnes. Il y a 7 colonnes à chaque fois sur l’image, dans laquelle ils entrent et ressortent.

  • De quoi ça parle ?

Pourquoi les artefacts sont-il étudiés aussi bien par des historiens, des archéologues, des primatologues, des historiens de l’art, des muséologues, des anthropologues… ? Parce qu’ils sont reliés à l’existence humaine et qu’ils ont une valeur inépuisable dans notre rencontre avec nous-même et avec les autres. Notre capacité à voir et à comprendre le monde est indissociable de ce qui nous lie à la complexité et à la signification des objets. Chacune des artistes de FemLink-Art, explore la notion d’existence humaine à travers sa sélection d’artefacts. En parcourant des sols multiples, les objets tracent, effleurent, salissent, marquent : ils écrivent le monde à leur manière. La planète devient une immense page sur laquelle l’humanité, à travers ses artefacts, continue d’inscrire son passage.

  • Est-ce la première fois que cette installation est présentée au public ?

Oui

  • Pouvez-vous nous parler un peu du processus d’élaboration de l’œuvre pour en arriver à ce résultat ?

Chaque artiste choisit des objets pour leur valeur symbolique liée à l’existence humaine. Les objets sont reliés entre eux. Ils traversent l’image de part en part sur des types de sols différents (herbe, sable, route, neige, feuilles, carrelage, plancher…). Les images sont ensuite découpées en « bandes » étroites de la taille des objets trainés sur différents types de sol. Les bandes d’images occupent l’entièreté de l’espace.

  • Quelles sont les difficultés, les contraintes, les défis à relever… rencontrés lors de son élaboration ?

Peu de difficultés. Une fois que l’artiste a choisi quels artefacts elle allait utiliser, le processus à mettre en œuvre est simple.

  • Pouvez-vous nous indiquer une ou plusieurs adresses internet où l’on peut voir le travail du collectif FemLink-Art

https://www.femlink.org/

  • Quelques mots-clés qui s’accommoderaient bien à votre installation ?

Au cours des soixante dernières années, l’humain a plus que jamais changé le monde dans lequel il vit. Les artefacts représentent l’empreinte que l’humanité laisse derrière elle et ses conséquences dramatiques sur les milieux naturels et la vie en générale. Désormais, par leur nombre et par leurs matériaux, ils représentent des menaces pour notre survie et celles des autres espèces.

  • Quelques mots sur votre parcours artistique ?

Un livre a été publié en français sur le collectif, nous vous invitons à vous le procurer sur le site de FemLink-Art. Vous y trouverez des réponses aussi bien concernant notre fonctionnement que des analyses des centaines de vidéos du collectif.

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